
La fin de vie est une période profondément introspective où les personnes réfléchissent beaucoup à leur propre existence : qu’est- qu’elles ont fait ? ou pas fait ? Ressentent elles des regrets ? Si elles le pouvaient, est-ce qu’elles auraient fait des changements ?
Dans cet article, je vous propose d’explorer les principaux regrets des personnes en fin de vie et j’espère que ces mots vous inviteront à réfléchir à votre vie actuelle et à identifier de potentielles modifications à y apporter. Loin d’être glauque, triste ou d’attirer la Grande Faucheuse à nous, cette démarche encourage une réflexion profonde sur votre existence pour vous inciter à l’action afin de vivre une vie plus alignée.
Car je suis convaincue que la mort éclaire la vie, que si ce n’est pas encore le cas, la mort peut éclairer la vie et que, dans tous les cas, la mort devrait éclairer la vie.

Quels sont les regrets des personnes en fin de vie ?
Et si nous nous servions de l’expérience de nos anciens pour enrichir notre vie et la rendre plus épanouissante ? Selon les recherches et les témoignages de personnes en fin de vie ou encore selon le livre « Les 5 plus grands regrets des personnes en fin de vie » de Bronnie Ware, voici ce qu’on nous dit :

1. Je regrette de ne pas avoir eu le courage de vivre ma vie et non celle que les autres voulaient pour moi.
- Vivez vous la vie que vous souhaitez vivre ou vous laissez vous prendre par ce qui doit être fait, ce qu’on vous dit de faire, ce qu’on pense bon pour vous ?
- Et si vous vous écoutiez là juste un instant sans quelconque engagement, si vous vous faisiez le cadeau de quelques minutes sincères et authentiques envers vous-même, comment voudriez vous vivre votre vie ?
- Peut-être que vous ne pouvez pas tout changer et je le conçois, mais n’existe-t-il pas un changement – si petit soit il – qui vous permettrait de vous émanciper de l’avis (la vie) des autres pour reprendre les rênes de votre destinée ? 70, 80 ou 90 ans, c’est si long sur le papier et si court dans l’expérience. Qui plus est que personne n’est certain d’atteindre cet âge : le temps est précieux !

2. Je regrette d’avoir trop consacré de temps à mon travail et de ne pas avoir assez profité de la vie.
- Ne dit-on pas « le travail, ce n’est pas la santé » ?
- Si vous aimez votre travail au point d’y consacrer énormément de temps, c’est une bonne chose. Pour autant, nous ne sommes pas des êtres avec une activité unique, nous sommes multifacettes. Qu’est-ce que vous aimez faire, être, vivre, découvrir ou expérimenter et que vous ne faites pas aujourd’hui ?
- Qu’importe de quoi il s’agit, projetez vous sur vos vieux jours, il ne vous reste plus beaucoup de temps à vivre et vous n’avez pas accordé de temps à ces activités, 100% de votre temps alloué au travail, comment vous sentez vous ? Que vous direz votre vous du futur ?
- En fonction du sentiment qui émerge en vous : Et si vous le faisiez dès aujourd’hui, juste quelques minutes pour essayer ?

3. Je regrette de ne pas avoir plus exprimé mes sentiments.
- On pense avoir toujours le temps : « je lui dirai la prochaine fois », « je lui en parlerai demain »… puis demain, pas un mot, je n’ai pas osé, je ne connais pas sa réaction, je ne sais pas comment lui dire…
- Et malheureusement un jour il est trop tard, vous pouvez toujours dire ce que vous avez sur le cœur, mais à sens unique, vous n’aurez plus de réponse car l’autre n’est plus.
- Ce comportement est une grande source de culpabilité dans le processus de guérison d’un deuil : « ah si j’avais su ». Là maintenant, vous le lisez noir sur blanc, vous le savez, vous pouvez toujours fermer les yeux et dire « demain », demain toujours demain… ou alors vous décrochez votre téléphone, vous allez chez cette personne, vous partagez un café, vous l’invitez au restaurant, qu’importe. Mais vous ouvrez votre cœur et vous exprimez ce qu’il contient. Même si votre démarche est maladroite ou approximative, elle est courageuse : c’est un merveilleux cadeau que vous vous ferez et que vous ferez à l’autre.
- Qu’auriez vous envie et besoin de dire ? Et à qui ?

4. Je regrette de ne pas être resté en contact avec mes amis et de ne pas avoir maintenu des relations importantes pour moi.
- « il faut que j’appelle untel », « il faut à tout prix que l’on se voit », « punaise ça fait 6 mois qu’on s’est pas vu »…
- Là aussi, un jour il est trop tard. A priori, vous êtes capable de prendre du temps pour lire cet article de blog, je suis convaincue que vous prenez chaque jour un peu de temps pour surfer sur les réseaux sociaux, écouter un podcast, aller faire du sport, vous détendre dans un bain, qu’importe !
- Dans cet emploi du temps chargé, vos ami(e)s comptent-ils plus ou moins qu’un post instagram ou une vidéo Tiktok, aussi amusante soit-elle ?
- Si aujourd’hui était votre dernier jour, qui aimeriez vous avoir à vos côtés ? Comment entretenez vous ces relations ? Que pouvez-vous faire pour y remédier ?

5. Je regrette de ne pas m’être autorisé à être plus heureux, de ne pas avoir pris le temps de voyager ou de découvrir / poursuivre mes passions.
- Qu’est-ce qui vous rend heureux ? Que pouvez-vous faire sans vous arrêter et sans voir le temps passer ? Quelle est la boussole qui guide votre vie et vos décisions ?
- On nous a appris à apprendre, choisir une voie professionnelle, construire notre vie comme la société le demande mais avez-vous déjà pris le temps de vous demander : qui suis-je ? qu’est-ce que j’aime ? en quoi je suis différent(e) des autres ? qu’est-ce qui drive ma vie ? où et dans quoi je puise mon énergie ? quelle est ma définition du bonheur ?
La liste n’est bien sûr pas exhaustive et une question en amène très souvent une autre. Loin d’être un puit sans fond, cette introspection est salvatrice. Pour cela, j’aime beaucoup promouvoir l’Ikigai, un outil de développement personnel.
Si tu souhaites en savoir plus, je propose un atelier d’introduction sur Lille le dimanche 12 mai ou le dimanche 14 juillet. Et si tu souhaites approfondir, je propose des séances individuelles pour aller bien plus loin dans cette quête intérieure, discutons en lors d’un appel découverte gratuit.
Je ne sais pas vous. Mais personnellement, en lisant ces regrets, je vois à quel point il est important de vivre pleinement, authentiquement et en accord avec nos valeurs et aspirations.

Allez vous réfléchir à votre propre vie ? Si elle devait s’arrêter là maintenant sur le champ, quels regrets auriez vous ? En réfléchissant à cela, quels changements aimeriez vous opérer ?
En identifiant ces regrets potentiels, il ne s’agit pas d’entrer dans une déprime mais d’effectuer un constat. Quand on sait, alors on peut actionner les modifications à effectuer. Je vous invite à voir cette réflexion comme une source de motivation : n’est-ce pas agréable de se dire que vous avez la possibilité d’être plus authentique envers vous-même et dans vos relations ? que vous pourriez découvrir vos passions et vous y épanouir avec détermination ?
Avec ces idées en tête, vous pouvez certainement mieux comprendre comment la mort éclaire la vie. Ce sujet, nous en échangeons avec Noémie de Mul dans l’épisode n°42 sur Holi&Thanato. Cette discussion est représentative de l’ADN de Holi&Thanato : parler de sujets tabous et difficiles avec douceur et sérénité. C’est une ambition audacieuse que je relève quotidiennement en sortant la mort et les deuils de leur silence tout en essayant d’y apporter de la lumière et du réconfort.
Voici les sujets abordés dans cet épisode :
- Qu’est-ce que le deuil de soi et qu’est-ce qu’il implique ?
- Le deuil de soi dans la fin de vie ?
- Quels sont les regrets des personnes en fin de vie ?
- Comment la mort peut nous apprendre à mieux vivre ?
Conclusion :
Les regrets des personnes en fin de vie nous rappellent l’importance de vivre pleinement, avec intention et en accord avec nos valeurs les plus profondes. Au cœur de cet article se trouve une idée révélatrice : la mort peut nous apprendre à mieux vivre.
En se confrontant à la réalité de notre finitude, en acceptant les enseignements qui en découlent et en honorant notre propre humanité, nous pouvons trouver un sens plus profond à nos vies et embrasser chaque instant avec gratitude. Nous avons l’opportunité d’apporter des changements significatifs dans nos vies dès maintenant, afin de vivre une vie plus authentique et plus épanouissante.
Donc, je vous pose à nouveau la question : si votre vie devait s’arrêter immédiatement, que regretteriez vous ? Quels changements cela vous donne-t-il envie d’opérer ? Prenez le temps d’y réfléchir et d’agir en accord avec vos réponses.
Que vous soyez en quête de réconfort, de compréhension ou simplement curieux.se d’explorer les profondeurs de l’existence, ne manquez pas cet épisode de Holi&Thanato. Laissez vous guider par cette conversation et découvrez comment la mort peut véritablement éclairer nos vies.
Suivre et écouter le podcast :
Nous avons réalisé un live sur Instagram avec Amandine Degraeve, kinésiologue, sur le sujet du deuil de soi. Si cela vous intéresse 👇
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Un commentaire sur « Faire le deuil de soi, ça veut dire quoi ? »