Dans les moments de deuil et de difficulté, nous sommes abattus, nous avons le sentiment d’être pris(e) au dépourvu et de devoir avancer sans moyens. Nous sommes démunis, nous ne savons même plus de quoi nous avons besoin, nous voudrions simplement revenir en arrière et que tout soit encore comme avant… 😣
Même s’ils ne peuvent pas changer le cours des événements, la présence de nos proches, leur soutien et leur écoute sont essentiels pour nous aider à traverser ces épreuves. Que ce soit face à un décès, une maladie, un licenciement, un burn-out, ou une séparation, nous allons devoir remobiliser nos ressources intérieures pour nous reconstruire pas après pas en prenant le temps qu’il nous faudra.
Que vous soyez un proche d’une personne en deuil ou que vous soyez l’endeuillé(e), ne sous-estimez pas la puissance du lien qui vous unit aux gens que vous aimez.

Le pouvoir du soutien émotionnel 💖
Le lien à l’autre, sa présence, son assistance sont des piliers du deuil et des facilitateurs pour faire preuve de résilience. Lorsque nous faisons face à une perte ou à une crise, la présence d’amis, de famille, ou de professionnels compatissants nous donnent des repères affectifs et nous facilitent la traversée de ce chemin de deuil parsemé de montagnes russes émotionnelles 🎢
Mais attention : ce n’est pas uniquement le jour J ou dans les quelques jours qui suivent que nous avons besoin d’aide, c’est dans le temps.
Nous le voyons bien avec la perte d’un être cher : au départ, beaucoup de monde est présent, on nous appelle, on vient prendre le café, on envoie un message. Puis les jours passent, le quotidien reprend le dessus, les « ça va » peuvent devenir anxiogènes, qu’est-ce que je réponds, je dis la vérité ou je fais semblant ? On peut aussi perdre des relations sur le chemin du deuil (même si on en trouve d’autres aussi) et c’est tout juste si nous recevons une attention pour l’anniversaire de vie ou de décès de notre proche défunt…
Or, le deuil n’est pas une expérience intense de courte durée, il est un nouveau compagnon de notre vie qui prend sa place et s’étale dans le temps. Et pourtant, lorsque nous pensons au deuil, notre esprit se dirige instinctivement vers le moment initial de la perte, marqué par la douleur aiguë, la tristesse débordante, et le choc émotionnel 💔
La réalité du deuil est un processus complexe qui évolue, fluctue et influence notre existence bien au-delà de la période immédiate de la perte. Les semaines, les mois, et parfois même les années qui suivent sont marqués par une série de moments difficiles, de réflexions profondes, et de confrontations avec le vide laissé par la personne disparue.
Il est commun de voir que l’intensité d’un deuil est plus forte autour des six mois à un an après le décès. C’est dans cette continuité que le besoin d’aide se fait sentir pour la personne. Bien entendu, la présence et l’assistance aux funérailles est importantes mais elle n’est qu’une partie du chemin, qu’une seule phase du deuil ✨

Quoi faire quand ?
Au moment de l’annonce – qu’il s’agisse d’un décès, d’un diagnostic ou d’une séparation – et lors des premiers jours, la présence physique et les épaules compatissantes peuvent apporter un réconfort immédiat. Se sentir entouré, pris en considération et enveloppé par des bras d’amour, alors que cet événement met en péril notre sécurité intérieure et émotionnelle, nous permet de garder un ancrage et un lien au corps sans nous déconnecter complétement du réel 🫂
Au fil du temps, bien qu’un câlin soit rarement de refus, c’est la nécessité d’une écoute attentive, d’une compréhension bienveillante et d’une présence chaleureuse.
Les personnes en deuil font face à des émotions ambivalentes d’un jour à l’autre, parfois même d’une heure à l’autre. Hier, la douleur était écrasante, aujourd’hui, elle semble plus supportable. Si vous lisez cet article en tant que proche, il peut vous sembler difficile de trouver la juste posture et la bonne place auprès d’un(e) endeuillé(e).
En effet, le besoin d’aide varie mais il persiste. Afin d’être au plus près de ce qui sera utile et nécessaire pour la personne, vous pouvez l’aider à identifier ces besoins :
- A-t-elle besoin de faire face à ce deuil ou de se divertir ?
- A-t-elle besoin d’un moment de solitude ou de compagnie ?
Si elle est dans un besoin de compagnie, vous pouvez :
- Faire face au deuil avec elle : parler du défunt, aller dans un lieu symbolique, réaliser un rituel, regarder des photos, s’engager dans une cause liée au décès…
- Vous divertir ensemble : aller au restaurant, au cinéma, au musée, faire un jeu de société, partir en voyage…
Il est possible que la personne ne sache pas vous répondre : peut-être qu’elle n’a pas assez d’énergie pour y réfléchir, peut-être qu’elle n’ose pas vous dire… Dans ce cas, vous pouvez simplement rester à ses côtés en silence. C’est un exercice difficile en tant que proche, car on se sent souvent impuissant, pourtant une présence sincère (même silencieuse) joue un rôle fondamental dans le processus de guérison.

Quelques pistes de réflexion 💡
L’Écoute active : une compétence précieuse dans les moments de deuil. Le simple fait de savoir que quelqu’un est prêt à vous écouter est apaisant et libérateur. L’écoute active repose sur une oreille sans jugement et sur un échange où l’on ne donne pas de conseils non sollicités : on oublie les fameux « si j’étais toi… »
Le soutien professionnel : quand vous avez une grippe, vous allez chez le médecin pour obtenir un traitement et guérir dans de meilleures conditions. Vous savez que le temps seul ne suffit pas et que la maladie peut se compliquer ou se surinfecter. Mais cette même démarche est plus difficile dans le cas d’un deuil. Et pourtant, c’est le même principe, à la différence qu’il est plus commun de se rendre chez son médecin traitant pour une grippe que chez un professionnel pour traverser des moments difficiles.
Ne restez pas seul(e), vous pouvez trouver les ressources nécessaires à votre reconstruction, nous pouvons en discuter gratuitement si vous le souhaitez.

L’aide pratique : pour organiser les funérailles, pour gérer des responsabilités familiales, pour obtenir un coup de main dans les tâches quotidiennes… Il y a mille et une façons d’aider une personne dans le besoin et la difficulté.
Cet article est l’occasion de faire connaître les villages d’entraide d’Enoa Care, créés par Jessica Rovira, invitée du podcast dans l’épisode n°17.
Un village d’entraide est une communauté créée par la personne en difficulté elle-même ou par un proche. L’objectif est de mobiliser des ressources (matérielles, financières, temps, service) pour soutenir la personne dans l’événement de vie qu’elle traverse. Cela peut autant être des tâches pratiques comme cuisiner pour la famille et congeler les plats qu’amener le petit dernier à son rendez-vous chez le pédiatre.
Ces villages d’entraide sont des oasis de soutien qui renforcent les liens affectifs et nous rassemblent pour affronter ensemble cette difficulté. Ils mettent de la vie et de l’amour, là où cet obstacle pourrait nous plonger dans une forme d’isolement.
- Je vous invite à découvrir Enoa Care, la première plateforme pour accompagner les épreuves de la vie 💪
- Dans la continuité de cet article, je vous encourage à écouter l’épisode de podcast sur ces sujets 🎧
Conclusion : Le soutien, l’écoute, et l’aide sont des éléments fondamentaux dans le processus de deuil et de résilience. Que ce soit dans les moments de décès, de maladie, de licenciement, de burn-out, ou de séparation, ces ressources précieuses nous aident à traverser les épreuves avec courage et dignité. L’épisode de podcast avec Jessica Rivora de la plateforme Enoa Care illustre comment l’innovation numérique peut être mise au service du soutien et de l’entraide, renforçant ainsi notre capacité à faire face à l’adversité.
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