Vous a-t-on déjà dit : « 𝑃𝑜𝑢𝑟𝑞𝑢𝑜𝑖 𝑒𝑠-𝑡𝑢 𝑠𝑖 𝑡𝑟𝑖𝑠𝑡𝑒, 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑛’𝑒́𝑡𝑖𝑒𝑧 𝑝𝑎𝑠 𝑠𝑖 𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 ? » ou « 𝑐̧𝑎 𝑣𝑎 𝑎𝑙𝑙𝑒𝑟, 𝑐𝑒 𝑛’𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑞𝑢’𝑢𝑛 𝑎𝑛𝑖𝑚𝑎𝑙 »
Peut-être avez-vous pensé : « 𝐽𝑒 𝑛𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑥 𝑝𝑎𝑠 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑠𝑖 𝑡𝑟𝑖𝑠𝑡𝑒, 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑎 𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢 𝑠𝑎 𝑚𝑒̀𝑟𝑒 / 𝑠𝑜𝑛 𝑝𝑒̀𝑟𝑒 / 𝑢𝑛 𝑚𝑒𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑎 𝑓𝑎𝑚𝑖𝑙𝑙𝑒… 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑙𝑖𝑒𝑛 𝑞𝑢𝑒 𝑗’𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑡𝑒𝑛𝑎𝑖𝑠 »
Sous entendu, je ne suis pas légitime d’exprimer mes émotions et de ressentir cette souffrance 😶

La notion de légitimité dans le deuil
Le deuil est une expérience universelle que nous vivrons tous à un moment ou à un autre de nos vies. Ce processus d’adaptation naturelle à la perte est commun, mais le vécu du deuil reste unique et personnel. Le chemin de deuil de chaque personne sera marqué par une multitude de réactions émotionnelles, physiques et psychologiques.
Malgré tout, il arrive que l’on ne se sente pas légitime à vivre un deuil autrement dit il ne serait pas normal pour nous de ressentir de la peine, du manque et de la souffrance en raison de la perte d’une personne dont nous serions moins proche que quelqu’un d’autre.
Cela nous interroge sur qui a le droit de pleurer et comment un deuil est validé ou invalidé par la société. Les émotions que nous ressentons sont justes et justifiées. C’est bien souvent en se comparant aux vécus des autres que nous injustifions notre peine.

Comprendre la légitimité du deuil
Il existe plusieurs nuances au mot « légitimité », basons nous sur cette définition : fondée sur des bases éthiques ou morales, elle permet de recevoir le consentement des membres d’un groupe. Cette notion se réfère à la reconnaissance sociale et culturelle de la douleur d’une personne en deuil.
Ce sont les normes et les attentes qui nous dictent qui peut exprimer son chagrin, comment il peut être exprimé et pendant combien de temps. Cette légitimité est souvent accordée en fonction de la relation entre le défunt et la personne en deuil.
C’est pour cela qu’on peut entendre que la perte d’un enfant ou d’un conjoint est plus « difficile » que la perte d’un parent ou d’un grand parent. Dès lors qu’un deuil est légitimé par un groupe d’appartenance ou par notre société, il devient digne de la plus grande compassion.
Cependant, ces normes sociales peuvent réprimer certains vécus voire les invisibiliser lorsqu’il s’agit de relations moins traditionnelles, moins visibles ou moins proches, comme la perte d’un ami, d’un collègue, ou même d’un animal de compagnie. C’est ce que témoigne Julie dans l’épisode n°58 sur Holi&Thanato.
Chez Holiatma, il n’en est rien.
Chaque deuil est légitime. Chaque vécu est accueilli.
Chaque émotion est prise en considération et a toutes ses raisons d’être.
Si vous ressentez le besoin d’avancer vers votre reconstruction en trouvant, à la fois, une oreille attentive et bienveillante ainsi que des réflexions et des passages à l’action pour avancer sur votre chemin de deuil, discutons-en gratuitement lors d’une séance découverte sans engagement.

Le deuil non légitimé
Le deuil non légitimé correspond aux situations où la douleur de la perte n’est pas socialement reconnue ou validée par l’entourage personnel et professionnel. Cette non prise en considération laisse les endeuillés sans le soutien nécessaire pour naviguer à travers leur chagrin et l’accepter.
Cette liste n’est pas exhaustive mais voici quelques exemples de deuils souvent banalisés et non considérés à leur juste valeur :
- La perte d’un ex-conjoint ou partenaire avec qui la relation a pris fin de manière ambivalente,
- La mort d’un animal de compagnie, souvent considérée comme moins importante par la société,
- Les fausses couches ou les décès périnataux, qui peuvent être minimisés par des commentaires bien intentionnés mais insensibles,
- La perte d’un collègue ou d’une connaissance, où le lien émotionnel est perçu comme insuffisant pour justifier un deuil profond.

Conséquences du deuil non légitimé
Cela peut venir compliquer le processus de deuil en ajoutant une couche de souffrance supplémentaire, l’individu doit faire face à la perte sans pouvoir l’exprimer par manque de reconnaissance sociale. Ce qui peut conduire l’endeuillé à s’isoler pour ne pas gêner les autres ou ne pas devoir de justifier.
Cela peut aussi entraîner tout un panel d’émotions amplifiant celles déjà ressenties naturellement par la peine qu’il traverse comme de l’impuissance, de la colère, de la tristesse ou de l’injustice. Par non accès au soutien émotionnel et social nécessaire pour se reconstruire, la personne peut aussi se sentir honteuse voire culpabiliser de sa propre tristesse ce qui compliquera d’autant plus la recherche d’une aide extérieure ou la verbalisation de sa propre peine.
Vers une reconnaissance plus inclusive du deuil
La légitimité d’un deuil se définit socialement autrement dit, rien n’est gravé dans le marbre et nous pouvons surmonter ces défis en promouvant une culture de compassion, où toutes les formes de deuil sont reconnues et validées.
- Éduquer et informer : sensibiliser à la diversité des expériences de deuil et aux différentes formes qu’il peut prendre pour bâtir une société plus empathique.
- Soutien psychologique : offrir des ressources et un soutien psychologique adapté aux personnes en deuil, quelle que soit la nature de leur perte.
- Inclusion sociale : encourager l’adoption de pratiques inclusives qui reconnaissent et valident toutes les formes de relations et de pertes pour améliorer la reconstruction de tout.e endeuillé.e.

Reconnaître et valider toutes les formes de deuil est non seulement une question de compassion, mais aussi de santé mentale et de bien-être communautaire. Ce questionnement sur la légitimité dans le deuil est un aspect crucial pour comprendre comment les individus et les sociétés naviguent la perte.
Pour aller plus loin sur cet réflexion, je vous invite à découvrir le témoignage de Julie dans l’épisode n°58 de Holi&Thanato, le podcast inspirant qui parle de la mort et des deuils pour les vivants.
Gardons à l’esprit qu’en cultivant une approche inclusive et empathique, nous pouvons aider chacun (y compris nous-même) à traverser ses moments sombres avec le soutien et la reconnaissance qu’il mérite.
Suivre et écouter le podcast :
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