Quand la mort frappe la vie

On ne sait pas quand, ni où.
Pourtant, c’est une certitude la mort viendra sonner à la porte, la nôtre et celles de nos proches.

 

Bien que conscients de notre nature de « mortel », il est difficile de s’attendre à la mort parce qu’elle demeure une réalité que nous repoussons constamment à l’arrière-plan de nos pensées. Nous vivons nos vies avec l’illusion d’une certaine continuité, de lendemains garantis et de moments encore à venir avec celles et ceux que nous aimons.

Pourquoi ne pas considérer la mort ?

  • Parce que nous refusons la finitude de nos vies et nos recherches scientifiques sur l’immortalité tendent à le confirmer,
  • Parce que nous n’aimons pas le changement et encore plus pour une situation que nous ne souhaitons pas.
     

La mort se fait parfois dans des moments auxquels on ne l’attend pas.
La mort n’est pas logique, pas toujours prévisible.
La mort nous frappe brutalement.

Elle est violente, car elle remet tout en question : notre quotidien, nos conceptions de la vie et de la mort, notre définition de l’amour et de l’attachement, notre identité… car elle nous contraint à faire face à un événement auquel on ne s’attendait pas même si nous avions conscience qu’il pouvait arriver.

Au fond de nous, cette petite voix qui dit « oui je sais qu’on peut mourir à chaque instant, mais les probabilités sont infimes, je suis en bonne santé, il/elle est jeune et en pleine force de l’âge, aucune raison de s’inquiéter« …

Un problème de santé soudain alors que tout va pour le mieux ou encore un accident de la vie, de la route ou du travail ne préviennent pas. Ils ne nous envoient pas une notification pour nous dire « hé coucou, aujourd’hui à 16h52, tu vas y rester… »
Quand on apprend un décès soudain, on se dit que c’est impossible… On revoit les derniers instants passés ensemble ce matin, hier, il y a quelques jours ou plusieurs semaines.  Puis viennent les potentiels remords : « J’aurai tant aimé lui dire ceci« , « J’aurai dû l’appeler plus souvent« , « On s’est quittés en se prenant la tête pour une broutille« …


On revoit le film de nos derniers aurevoirs faits sans réelle conscience de l’impermanence, dans le déni le plus total qu’il est possible que l’on ne se revoit jamais, même si le risque est faible.


 La mort est le propre de l’Homme 💀

Qu’on l’accepte ou qu’on la refuse, nous y ferons tous face en tant qu’endeuillé et un jour, en tant que mortel décédé. Qu’on y pense dans notre quotidien ou qu’on fasse comme si rien n’était, cela n’empêchera pas la mort de frapper.
Pourquoi ne pas avoir cette conscience dans notre quotidien pour mettre du poids dans nos actions, éviter les conflits, accorder son pardon, dire ce qu’on a sur le cœur, ne attendre pas encore et toujours le soi-disant bon moment ?

La soudaineté de la mort arrache cette illusion de permanence. Elle nous confronte à la fragilité de la vie. Dans l’épisode n°56, j’ai reçu Ramana qui a perdu son père brutalement alors qu’il était tranquillement en train de jardiner…

C’est un rappel brutal de cette vérité : la mort n’attend pas notre préparation. Elle se manifeste sans invitation, laissant derrière son passage un chaos émotionnel intense avec douleur, tristesse, incertitudes, doutes…

Nous ne sommes jamais vraiment prêts et nous ne pouvons pas réellement l’être puisqu’il n’est pas possible de concevoir l’absence totale et définitive tant qu’elle n’est pas. Alors que pouvons nous faire ?

  • Conscientiser les attachements matériels et relationnels que nous avons dans cette vie et travailler la notion de détachement
  • Développer la connaissance de soi pour favoriser la confiance et la résilience
  • Avoir des outils et pratiques pour prendre soin de soi et réguler ses émotions

La violence de cette interruption nous force à reconsidérer nos vies, à réévaluer nos priorités et à chercher un sens dans un monde qui, momentanément, semble en manquer cruellement. La soudaineté d’un décès aussi difficile soit-elle sur le chemin du deuil peut aussi montrer une forme d’urgence de vivre qui met plus de conscience dans la vie, invite à vivre plus pleinement et plus consciemment ou encore à oser vivre nos rêves et nos envies. 

C’est l’expérience de Ramana où se mêlent sur son chemin de deuil, la créativité, l’entrepreneuriat, le deuil de l’autre et l’écho à sa propre mort.

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