L’une des définitions du mot « choix » est l’action de prendre quelque chose ou quelqu’un en préférence par rapport à autre chose ou une autre personne.
Dans certaines situations de nos vies, nous n’avons pas de préférence car, la situation n’est simplement pas celle que nous avions souhaitée et que l’une n’a rien à envier à l’autre. Ce n’est donc pas un choix par préférence, mais un choix par élimination, un choix par défaut, un choix pour souffrir moins. Et ce choix implique des changements et des deuils à traverser.
Dans l’épisode n°52, Emeline nous raconte pourquoi elle a subi des violences de la part de son père, comment elle s’est sentie soutenue (ou non) et comment elle s’est reconstruite jusqu’à aujourd’hui.

Le sort fait les parents, le choix fait les amis. JAcques Delille
Cette citation de Jacques Delille nous rappelle que, bien que nous ne puissions pas choisir notre famille, nous avons le pouvoir de choisir nos relations amicales et, par extension, nos interactions avec les membres de notre famille.
On ne choisit pas sa famille mais, on peut choisir de la fréquenter ou non.
On ne choisit pas ce qu’on a subi mais, on peut choisir de ne plus le subir.
Certains événements de la vie nous mettent face à des choix difficiles qui vont, parfois, à l’encontre de nos idées préconçues ou de ce que la société prône comme une bonne ou une mauvaise action, un bon ou un mauvais comportement, une bonne ou une mauvaise personne.
Alors, il arrive qu’on se retienne de suivre nos choix, on ignore notre intuition et on fait taire notre instinct. À la place, nous laissons le regard et l’avis des autres nous driver.
L’autre n’a rien demandé, il a simplement ouvert la bouche et prononcé des paroles qui reflètent ses propres croyances, ses peurs, ses attentes et ses projections. Mais, ce que nous entendons et retenons, c’est le jugement potentiel que nous imaginons posé sur nous si nous exprimons un autre avis, une autre façon de faire…
Nous donnons notre pouvoir à l’autre sans même que l’autre s’en aperçoive et soit demandeur de quoi que ce soit. Nous perdons notre souveraineté, nous tombons consciemment ou non dans un statut de victime. Nous nous enlisons et nous avons de plus en plus de mal à se défaire de cette situation.

Un jour, la cerise sur le gâteau, la goutte d’eau qui fait déborder le vase… Quelque chose se passe qui dépasse notre entendement et qui va au delà de tout ce que nous avons pu accepter et tolérer se produit. A ce moment, le choix se fait par raison et par survie, ça en est trop.
Une chose est sûre : Nous ne voulons ni de cette vie, ni de ces choix. Alors, nous en faisons d’autres. Nous regardons ce sur quoi nous avons le contrôle afin d’agir sur cette zone de pouvoir, passer à l’action et ne plus subir un sort qui ne nous appartient plus
Cette conscientisation et ce choix nous relient à nos émotions, à nos ressources et à nos forces. Petit à petit, les « il faut » et les « je dois » perdent leur place, leur légitimité et leur pouvoir au profit de notre résilience et de notre élan de vie.
Tout part d’une décision, toute décision découle d’un choix et choisir, c’est renoncer.
Nos choix peuvent impliquer des renoncements. Nos décisions peuvent être controversées : et alors ?
- Qui est maître pour juger vos actions ?
- Qui vous connait réellement pour juger vos actions ?
- Qui a vécu ce que vous avez vécu ?
- Qui d’autre que vous est la personne la mieux placée pour prendre vos propres décisions ?
- Avez-vous envie de laisser l’avis des autres guider vos décisions au détriment de votre propre vérité ?
Dans l’épisode de la semaine, Emeline nous fait part de son choix, de son histoire et de son parcours de guérison suite aux violences physiques et le harcèlement moral de la part de son père.
Entre ce qu’on projette, ce qu’on croit être normal, ce que les autres projettent, ce qui est bon pour nous… Entre la théorie et la pratique, il y a tout un monde. Ce monde, c’est le tien et tu as le pouvoir dessus, au moins en partie ! Tu peux reprendre le contrôle de ton monde intérieur, tu as la maîtrise de certaines choses (même si on a parfois essayé de te faire croire l’inverse pour te laisser passif.ve face à ce qui t’arrivait).

Nos choix impliquent des changements et donc des deuils
Pour se reconstruire, Emeline a du cheminé pour accepter les conséquences de son choix. Décider de ne plus être en contact avec son père après ce qu’il lui avait fait subir implique des deuils, notamment le deuil d’un idéal familial, d’un père idéal.
Lorsque la famille, censée être un lieu de sécurité et de soutien, devient une source de douleur et de souffrance, il peut être nécessaire de faire le deuil de cet idéal pour avancer. C’est un processus douloureux car il va à l’encontre de ce que la société nous inculque : « tout de même, ce sont tes parents, ce sont eux qui t’ont mis au monde »…
- La première étape de la guérison est la reconnaissance : admettre que notre réalité familiale ne correspond pas à l’idéal « normal » ou à celui que nous avions imaginé est le premier pas vers la guérison.
- La deuxième étape est d’accepter que cette réalité ne changera probablement pas et que nous devons trouver les moyens de s’adapter.
- La troisième étape est de se reconstruire : continuer notre vie avec une autre réalité
Au fur et à mesure de l’acceptation, l’expérience qui était source de souffrances voire de traumatismes peut devenir une source de résilience. Car, en affrontant nos peurs et en faisant des choix pour notre mieux-être, elle montre que nous avons le pouvoir de changer notre destinée, même face à des expériences traumatisantes.

En fin de compte, le pouvoir de choix est l’un des plus grands cadeaux que nous ayons. En l’exerçant avec courage et conviction, nous pouvons transformer notre vie et reprendre notre souveraineté personnelle.
🎙️L’épisode n°52 avec Emeline : La famille est censée être un lieu ressource, comment faire quand elle devient un lieu d’angoisse, de pression et de mal-être quotidien ? Comment faire le deuil d’un idéal familial et se reconstruire malgré la colère ?
Suivre et écouter le podcast :
Comment être un collègue aidant ?
Imaginez qu’un collègue vous confie la même histoire qu’Emeline – « Je suis victime de violences familiales de la part de mon père » : Que faites – vous ? Comment réagissez vous ? Savez – vous comment être une personne ressource ?
Cette personne pourrait même ajouter « Je vais couper tous les liens, ce n’est plus mon père » : Comprenez vous sa démarche même si vous ne la partagez pas ? Ou sentez vous poindre une forme de jugement car ce n’est pas comme cela que vous voyez la vie ? Que faire : donner votre avis ou être à l’écoute ?
- Comment soutenir un(e) collègue face à une difficulté telle que des violences ou du harcèlement ?
- Comment lui permettre de faire ses propres choix tout en le soutenant dans ces difficultés ?
- Comment accueillir sa souffrance et sa détresse sans projeter notre histoire, nos propres peurs ?
Certaines personnes, qui n’ont pas toujours confiance en elles ou sont dans une situation de grande vulnérabilité, sont comme des éponges. Elles absorbent ce qui vient de l’extérieur pour les aider à supporter la situation, à passer à l’action, à savoir si ce qu’elles ressentent est juste… D’autres se retiennent de suivre leurs choix et laisser l’avis (la vie) des autres les driver.
🫂En gardant cela à l’esprit, voici quelques conseils pour être un collègue soutenant :
- Respecter les limites de votre rôle, votre présence est importante mais vous n’êtes pas thérapeute
- Offrir une disponibilité d’écoute bienveillante
- Faire preuve de compassion et de compréhension (sans se mettre à la place de la personne et délivrer des conseils non attendus)
- Proposer votre aide (tâches, travail, échange…)
- Encourager la personne à faire appel à de l’aide professionnelle, partagez lui des contacts utiles
- Respecter la confiance que la personne vous donne en gardant les informations confidentielles. En cas de danger immédiat, avertissez la que vous ne pouvez pas garder cela pour vous et qu’il faut avertir les autorités compétentes.
Si vous rencontrez ce type de situation dans votre vie familiale, personnelle ou professionnelle, ne restez pas seul(e). Vous méritez de mener une vie sereine, apaisée et apaisante. Nous pouvons en discuter lors d’une séance découverte gratuite.
Si vous êtes RH, manager ou dirigeant(e) d’entreprise et que vous souhaiteriez offrir à vos collaborateurs et collaboratrices des espaces pour se sentir soutenu(e), des outils pour être soutenant(e) et des temps d’échange sur les sujets de deuil, de la vulnérabilité et de la résilience, je suis disponible pour échanger sur vos besoins autour d’un café visio.
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