Le COVID, source de deuils collectifs et individuels.

Depuis le début de la pandémie de COVID-19 en 2020, les humains ont été confronté à une série de défis sans précédent, remettant en question nos modes de vie, nos relations et nos priorités. Depuis quatre ans, nous émergeons de cette crise sanitaire mondiale. Avez-vous pris le temps de voir ce que sont devenues vos reconsidérations suite à cette période.

Et si l’on prenait le temps de cette réflexion ?
Que s’est-il passé depuis quatre ans ? Votre vie a-t-elle changé et si oui, comment ?

Sur quoi on portait nos questionnements ?

Des études ont été menés sur les impacts du COVID-19 source et ont révélées des changements tant sur le plan individuel que collectif. Avant de développer trois types de conséquences, nous pouvons dire que la crise sanitaire nous a invité à penser notre société différemment en ayant recours à des services de santé (physique et mentale) en ligne ou en développant le télétravail, l’apprentissage et l’éducation à distance (non sans conséquence sur notre bien-être ou notre équilibre entre vie personnelle et professionnelle).

Bien que cela ne soit pas l’objet de notre article, précisons que cette pandémie a questionné notre confiance dans les institutions gouvernementales et de santé publique, mis en exergue des inégalités sociales et économiques ou encore eu des impacts sur la santé mentale : anxiété, stress, symptômes dépressifs, troubles de l’humeur, troubles de l’alimentation, troubles de stress post-traumatique, éco-anxiété

Si l’on arrête le constat ici, on peut se dire qu’il n’y a rien de très reluisant. Pour autant, cette période a aussi été source d’évolution positive.

Des modifications au niveau professionnel :

Du jour au lendemain, le paysage professionnel s’est trouvé perturbé et face à des défis comme le chômage partiel, la réduction des heures de travail, ou la transition vers le travail à distance…

Soudainement et sans préparation, nous avons été forcés à rester chez nous, avec des adaptations pour certaines personnes et un arrêt total d’activité pour d’autres. Les humains ont été « contraints » à se remettre en question et à prendre le temps de réfléchir à leur vie, à leurs priorités, à leur équilibre vie pro / vie perso ou encore à leurs objectifs de carrière.

Cette période où tout semblait à l’arrêt a été une opportunité pour certains individus et la pandémie est devenue, pour eux, une aubaine afin d’explorer de nouveaux horizons, développer d’autres compétences ou même envisager un autre futur professionnel plus en accord avec leurs valeurs, leurs intérêts et leurs aspirations personnelles.

As-tu vécu une réorientation professionnelle suite au COVID-19 ?

Cela a été le cas de Bérénice, notre invitée de la semaine, elle nous en fait part dans l’épisode n°48 .

Une évolution de notre vision de la vie (et de la mort) :

Ce virus a également été la cause du décès de nombreux citoyens et citoyennes dont nous avions chaque jour le décompte. Si tu as perdu un proche pendant cette période, en raison du COVID ou d’une autre raison, je te présente mes plus douces pensées ✨ 

Suite aux mesures de distanciation sociale et aux restrictions sur les rassemblements, les familles n’ont pas pu organiser les funérailles comme elles l’auraient souhaité voire elles n’ont pas pu le faire du tout. Ce manque de rituels, religieux ou non, a eu de profondes conséquences sur les individus, certains ont encore le sentiment qu’on leur a « volé » leur dernier aurevoir ou qu’il ne leur a pas été possible de voir pour croire.

Les rituels peuvent nous paraître optionnels, pour autant, ils font partie intégrante du processus de deuil que l’on s’en saisisse ou non au moment de la cérémonie. Sans rituels et sans connexion sociale, le processus de deuil a été plus difficile exacerbant la détresse, la solitude ou les regrets chez les endeuillés(e)s. Près de 60% des personnes endeuillées ont déclaré avoir ressenti un manque de soutien émotionnel et social.

De toute difficulté, nous pouvons tirer des leçons et le COVID-19 nous a permis de questionner notre vision de la mort et notre rapport au deuil :

  • Réfléchir à notre propre mort et celles de nos proches
  • Trouver de nouvelles façons de commémorer nos proches défunts
  • Envisager les questions sur la fin de vie et valoriser les soins palliatifs. En septembre dernier, nous parlions des enseignements de la fin de vie dans l’épisode n°16 avec Justine.
  • Conscientiser la fragilité de la vie incitant à vivre plus intentionnellement
  • Ouvrir le dialogue sur les directives anticipées, les arrangements funéraires ou les testaments de vie encourageant à une attitude proactive. A ce sujet, tu peux écouter l’épisode n°21 avec Lucie – Penser sa propre mort.

Si tu as traversé un deuil pendant le COVID et qu’il te semble aujourd’hui encore difficile d’en parler et de l’intégrer dans ton histoire, nous pouvons en discuter.

Une conscientisation de notre impact sur le monde :

Nous avons tous vu ces images d’animaux se baladant en ville ou les chiffres montrant une baisse des émissions de gaz à effet de serre pendant le confinement. Pendant quelques mois, la nature reprenait ses droits, elle était en pleine expression alors que nous étions en totale restriction.

Il serait contre-intuitif de nier l’impact de l’humain sur la biodiversité mais aussi et surtout la vulnérabilité de notre planète en raison de notre mode de vie actuel. Le confinement nous a montré l’importance de réévaluer nos habitudes de consommation en cherchant à réduire notre empreinte écologique, à promouvoir des comportements plus éthiques et à faire face avec résilience aux défis climatiques et écologiques qui semblent nous attendre.

4 ans après, que reste-t-il de ces considérations dans votre quotidien ?

Chaque personne à ses considérations sur le sujet, certaines considèrent les décisions comme aberrantes pour l’avenir de notre planète, d’autres ne conçoivent pas de changer de pratiques au sein des politiques, des entreprises ou de nos modes de vie individuels. Il ne s’agit pas de faire de la politique ici.

J’ai simplement envie de rappeler que chaque petit geste compte, que cette planète nous la partageons tous et que c’est ensemble que nous pourrons construire un avenir plus résilient et respectueux de l’environnement. Dans l’épisode de la semaine, Bérénice nous partage comment le COVID a transformé son quotidien, allant même jusqu’à lui causer de l’éco-anxiété et devenir une valeur principale au niveau professionnel.  


Quatre années ont déjà passées soit 1460 jours ou 35040 heures : Qu’avons-nous fait de ce temps ? L’avons-nous utilisé à bon escient ?

Il me semble important de capitaliser sur ces différentes réflexions pour notre futur personnel et collectif en construisant un avenir plus aligné, plus humain, plus résilient, plus équilibré, plus éthique et plus écologique. Cette pandémie a généré de nombreuses difficultés, des décès et des drames familiaux. Maintenant que nous sommes dans cette phase post-pandémique, n’est-il pas venu le moment de tirer des leçons pour nous réinventer personnellement et collectivement ?

En tout cas, c’est ce qu’a fait Bérénice Bonnard en créant l’Atelier Norrsken, fruit de ces réflexions après-COVID, elle nous en parle dans l’épisode n°48 👇


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