Qu’est-ce que l’impermanence ?

Notre monde est en perpétuel mouvement,
Notre corps est en changement constant,
Tout change tout le temps

L’impermanence correspond à ce qui ne dure pas et change sans cesse, ce concept occupe une place importante dans la pensée bouddhique.

Chaque instant est comme une danse entre naissance et disparition, entre début et fin, entre vie et mort.   L’impermanence est la fidèle compagne de nos existences. Elle nous rappelle la nature éphémère de chaque chose, la préciosité de chaque instant. Mais, par définition, elle se manifeste aussi quand quelque chose prend fin. Et ça, nous avons beaucoup de mal à le consentir et l’accepter.

Bien que nous savons que tout est passager, provisoire, momentané, temporaire… Nous voudrions nous cantonner au savoir intellectuel sans y faire face et sans l’expérimenter. Malheureusement, qu’on le veuille ou non, qu’on l’accepte ou qu’on y résiste, c’est une loi de la nature : tout est voué à apparaître et à disparaître, plus ou moins rapidement, vous et moi compris.

Cette réflexion sur l’impermanence nous amène à contempler la nature transitoire de toute chose : qu’il s’agissent des moments de joie et de plaisir ou des épreuves qui nous causent tristesse et souffrance.   

Dans la philosophie bouddhiste, la notion d’impermanence est fortement liée au détachement c’est-à-dire ne pas s’accrocher de manière excessive aux choses, aux expériences ou aux résultats. Ne pas être dans l’attente, ne pas désirer à tout prix, car tout est sujet à la fluctuation et au changement constant autrement dit, à l’impermanence.

A quoi nous attachons-nous ?

Nos possessions matérielles (maison, objets symboliques, vêtements, objets de valeur…), nos relations (amour, amitié, famille, professionnelle), notre identité ou nos états d’esprit. Tous ces objets d’attachement sont destinés à se transformer ou à changer. Croire l’inverse nous ferait cultiver l’espoir d’une stabilité illusoire des choses extérieures à nous.

Vous savez que, pour moi, qui dit changement dit deuil.

Du moment où quelque chose change, soit nous sommes en accord avec ce changement et nous nous en réjouissons, soit nous ne voulons pas ce changement et nous nous y opposons. Or, nous n’avons pas le contrôle sur ce changement puisque cette impermanence est la nature même des choses, de nos existences, de la vie…

Saisissez vous l’importance de comprendre l’impermanence de tout ?  

C’est pour cela que ces réflexions sont au centre de mes accompagnements afin de vous permettre de développer votre sérénité et votre résilience en dépit des circonstances extérieures. C’est ce qu’on appelle développer son équanimité. Pour mieux comprendre ma philosophie et ma façon d’accompagner, je vous invite à réserver un appel gratuit et sans engagement pour que nous puissions en discuter.

Le détachement ou l’équanimité ne supposent pas de devenir indifférent à ce qui nous entoure ou nous désengager totalement de nos relations ! C’est plutôt un état d’esprit pour développer une relation saine et équilibrée avec le monde qui nous entoure.

En travaillant notre détachement – pour résumer en quelques mots, vivre sans cultiver d’attentes surtout des désirs insatiables – nous nous libérons de la souffrance causée par la résistance à l’impermanence, au changement. Et cela nous permet d’aborder la vie et le quotidien avec plus de calme, de sagesse et d’acceptation autrement dit d’équanimité.

La boucle est bouclée !

Facile à dire, encore faut-il parcourir ce chemin. Oui c’est vrai. J’ajouterai même encore faut-il le vouloir. En tout cas, c’est la philosophie de vie que j’ai choisi d’adopter et de partager afin de voir que chaque départ, chaque fin ouvre la porte à de nouvelles possibilités d’évolution et de croissance.

Comme nous disions avec Clémence dans l’épisode de la semaine dernière, le printemps succède toujours à l’automne et à l’hiver, aussi difficiles et déprimants soient ils à vivre pendant plusieurs mois.

A mes yeux, l’impermanence n’est pas ni un danger, ni une menace, ni une fatalité mais plutôt une source de liberté et de transformation. Elle nous permet d’explorer nos souffrances avec objectivité et en gardant à l’esprit qu’il est possible de s’en affranchir.

Ce sujet de l’impermanence et certains apports bouddhiques pertinants dans l’approche des deuils, nous les abordons en partie avec Benjamin Grare, thérapeute, dans l’épisode n°46 de Holi&Thanato.


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