Je m’aime… un peu, beaucoup, passionnément

❤️‍🔥 L’amour de soi

Sans amour de soi, pas d’amour de l’autre, pas de lien. S’aimer est un art subtil, un équilibre quotidien. On ne fera pas le tour de la question aujourd’hui mais on va essayer de déblayer un peu le sujet

🔍Commençons par poser une définition

L’amour de soi, c’est l’investissement du sujet sur lui-même. C’est notre capacité à s’accepter et à s’aimer tels que nous sommes. Autrement dit, c’est accueillir la personne que nous sommes sans jugement : notre histoire, nos forces, nos difficultés, nos vulnérabilités…

C’est une relation de soi à soi où il faut de la patience, de la tendresse, de la compassion, de l’affection, de la compréhension. Sacré programme !

Un peu de clarté

Dans notre société, on a un peu tout confondu : amour de soi, estime de soi, image de soi, confiance en soi, égoïsme, égocentrisme, narcissisme…

  • Estime de soi : évaluation et jugement favorable ou défavorable à l’égard de soi-même, cela définit aussi la valeur que l’on s’accorde.
  • Image de soi : représentation mentale qu’on se fait de soi-même tant au niveau physique que psychique. C’est à la fois la manière dont on se voit, ce que nous voulons être, ce que nous croyons être.
  • Confiance en soi : capacité à croire en soi et en ses capacités. 
  • Égoïsme : attachement excessif porté à soi-même et à ses intérêts
  • Égocentrisme : se prendre pour le centre du monde 
  • Narcissisme : amour excessif de l’image de soi

Ces concepts ne sont pas séparés les uns des autres, ils sont majoritairement en lien. Par exemple, la confiance repose sur plusieurs piliers tels que la conscience, l’acceptation, l’estime et l’affirmation de soi.

Amour de soi ≠ Narcissisme

Entre l’environnement dans lequel nous avons grandi, celui dans lequel nous évoluons, nos relations, notre personnalité, nos expériences de vie… 

Mais aussi les phrases moralisatrices que nous avons entendues d’une manière ou d’une autre et qui nous demandent de “ne pas se mettre en valeur, d’être humble”…

On finit par ne plus oser prendre soin de soi, penser à soi et s’écouter comme si c’était honteux.


Comme si s’aimer voulait dire être égoïste, égocentrique ou narcissique… On a confondu narcissisme et amour de soi. D’ailleurs, pour aller plus loin, si ces sujets vous intéressent, je vous recommande la lecture de Narcisse n’est pas égoïste de Fabrice Midal 📕

Spoiler : l’auteur nous démontre comment nous avons détruit ce mythe alors que Narcisse nous dit l’importance de nous rencontrer, d’être en accord avec soi de nous engager, de créer, de prendre la parole, d’assumer notre responsabilité…

Bref de s’aimer, de s’estimer, de se faire confiance, de s’affirmer (mais je divague, revenons à nos 🐑)

Néanmoins il y a deux attitudes à éviter avec l’amour de soi : la négligence et, la préoccupation excessive. Martin Buber disait « commencer par soi sans se prendre pour but ».


Notre société ne nous aide pas à nous aimer…

À vouloir toujours plus, à vivre (et entretenir) une société individualiste du paraître et de l’avoir, on tombe dans l’autocritique et l’insatisfaction. Ajoutons à cela une bonne dose du poids du regard des autres démultiplié par les réseaux sociaux, et on est encore plus décentrés de nous même.

Alors, on ne fait pas preuve de tendresse envers soi-même. Faisons un petit exercice, quelle serait ta réponse si je te demandais :

Et toi, est-ce que tu t’aimes ? 

Vous pouvez aussi faire l’expérience autour de vous. De manière générale (et quel triste constat), les réponses traduisent plutôt un manque d’amour de soi : « je cohabite avec moi-même« , « je fais avec« , « les autres sont mieux que moi« , « je ne suis pas doué.e là dessus ». 

Grossomodo, nous conditionnons l’amour que nous nous portons. Or, l’amour de soi, c’est justement accueillir la personne que nous sommes sans jugement. Il y a un couac dans la matrice ! 😏

S’aimer, ce n’est pas correspondre à un idéal

Nous zoomons sur nos vulnérabilités et nos imperfections : “Je ne m’aime pas car…”, “Je m’aimerai davantage quand…” la suite de ces phrases désigne souvent une cause extérieure 👉 C’est à la condition que la situation actuelle cesse au profit de l’idéal que nous souhaitons que l’amour de soi pourrait émerger.

On confond amour de soi et correspondance à un idéal. L’amour de soi, c’est s’aimer :

  • Sans illusion mais avec authenticité (nous n’avons pas que des qualités),
  • Sans recherche de perfection impossible mais avec ambition et indulgence (nous sommes parfaitement imparfait.es).

C’est accepter nos parts moins reluisantes, et cela n’exclut pas l’envie de s’améliorer, au contraire ! Il faut identifier et reconnaître le caillou dans notre chaussure pour pouvoir l’enlever. 

C’est la même chose avec les parts de nous que nous n’apprécions pas. La volonté d’évoluer est une mise en mouvement qui déplace notre attention du jugement négatif que l’on se porte (sur l’image ou la confiance en soi) vers l’action qui permet d’investir le monde, les tâches, les relations…

Dis plus simplement : Pour s’aimer, il faut oublier de vouloir s’aimer à tout prix et mettre la vie en action et la satisfaction réapparaîtra par le résultat de l’action. Autrement dit, il s’agit de ne pas se résigner à notre mal être comme un symptôme immuable mais changer ce qui nous entrave. 

Par exemple, une attitude d’inhibition peut devenir un art de l’écoute, un besoin de contrôle excessif, un sens de la précision, etc..

Quelle action as-tu envie de faire ? Quel pas ? Que veux tu changer ?


Conclusion

L’amour de soi n’est pas et ne devrait pas être un objectif à poursuivre, un résultat attendu dans le futur ou une tentative de réparation du passé. Car l’amour de soi ne s’atteint pas en soi, on ne le coche pas sur to-do list avant de passer à une autre tâche 🙅‍♀️

L’amour de soi, ça se joue au présent, c’est tous les jours différent. Notre perception de nous même fluctue, nous sommes en perpétuel changement, et ce que nous trouvons bien un jour nous dérange le lendemain qu’il s’agisse de notre physique, nos pensées, nos comportements, nos compétences…

L’amour de soi, c’est un équilibre subtil à entretenir en mettant un peu moins d’image de soi, moins de recherche d’idéal, plus de vulnérabilité et plus de suffisance dans les petites choses du quotidien, y compris dans nos ratés.


­🤝 Quelques pistes de réconciliation

Lorsqu’on se sent dépassé par des comportements des émotions, des croyances, des situations, une relation, notre but est de (ré)apprendre à vivre en harmonie avec soi. Très généralement, le regard et l’amour que l’on se porte dicte nos relations, nos attentes, nos expériences, nos réalisations. 

L’amour de soi est nécessaire à notre bon fonctionnement. C’est une ressource pour sortir de l’impasse et des difficultés. C’est pourquoi, c’est un sujet souvent abordé lors d’un accompagnement thérapeutique car, apprendre à se connaître et s’apprécier est comme un soin de premier secours pour notre santé mentale parfois vacillante ❤️‍🩹

Seul.e ou accompagné.e, c’est un voyage intérieur où de multiples chemins s’ouvrent à soi pour se retrouver. 

  • Apprendre à se connaître 
    • Comprendre notre fonctionnement,
    • Trouver nos ressources en conséquence.
  • Accepter notre singularité : sortir des cases pour créer la sienne.
  • S’éloigner du perfectionnisme
    • Ne pas s’exiger l’impossible,
    • Rechercher l’ambition saine,
    • Préférer la progression à la perfection
  • Trouver sa place dans le monde : troquer le combat envers soi pour la rencontre de soi  
  • Accueillir notre vulnérabilité, et peut-être en faire une force. 
    • Accueillir nos parts d’ombre,
    • Transformer nos blessures,
    • Chaque obstacle est une opportunité de grandir, c’est ce que l’on appelle la désintégration positive ou la croissance post traumatique.

Quelques pratiques à essayer :

🪞 Se sourire dans le miroir (oui oui les bienfaits sont prouvés scientifiquement)

✍️ Tenir un journal de gratitude

👀 Observer votre discours intérieur et le corriger avec des tournures positives plutôt que « qu’est-ce que je suis stupide », « j’ai fait de mon mieux et je vais apprendre pour la prochaine fois »

💆‍♀️ Se faire du bien, se faire plaisir, s’offrir de la tendresse et de la chaleur (câlin, massage, cadeau, douceur…)

🗣️ Ne pas se trahir, être honnête envers soi et les autres : ne pas faire semblant, dire « non » si vous pensez « non », ne répondez pas « ça va » si ça ne va pas, exprimez vos vraies idées ou envies pas celles socialement attendues…

🫂Faire preuve de générosité : entraide, association, bénévolat, petit geste du quotidien.

Et si on ne veut pas faire ce chemin seul.e, alors on se met en quête d’une personne professionnelle avec qui avancer : psychologue, thérapeute, coach, médecine alternative… ça, c’est à vous de choisir et de savoir en fonction de ce qui vous correspond le mieux. 

Je suis Charlène Gaffet, facilitatrice en expression émotionnelle et sonothérapeute.

Je suis formée à la relation de soins par le son, à la communication non violente et l’accompagnement holistique.

Je propose des interventions sur les Hauts-de-France à destination des particuliers et / ou des structures médicosociales pour développer les compétences psychosociales et offrir des espaces de mieux-être.


En savoir plus sur Sonothérapie • Expression émotionnelle • Développement des compétences psychosociales

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire