Les connaissances sur la vie après la mort peuvent-elles aider sur le chemin de deuil ?

C’est quoi être passeur.se d’âme ?
Quels impacts sur le deuil ?
Qu’est-ce qu’on entend par spiritualité et monde invisible ?
Comment peut-on parler d’une continuité de la conscience après la mort ?

Nous avons déjà abordé ces sujets dans l’article sur les expériences de mort imminente mettant en avant l’épisode n°60 avec Hélène. Cet été, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Céline, passeuse d’âme, pour approfondir ces sujets.

Cet épisode est une invitation à questionner votre vision de la vie et de la mort. Sachez qu’il n’y a pas une vérité, il y a votre vécu, qui impactent vos croyances, celles qui vous font du bien et peuvent vous accompagner avec sérénité et confiance sur votre chemin de deuil.

Selon nos expériences, notre éducation familiale (ou religieuse), chaque individu possède ses propres croyances sur l’au-delà. A mon sens (et bien que j’ai mon propre avis sur la question), il n’existe pas de vérité absolue. Chaque expérience est unique et la vérité de chaque humain découle de son expérience, il existe donc une multitude de vérités.

C’est quoi les mondes subtils ou invisibles ?

Les mondes spirituels peuvent être définis comme des réalités invisibles c’est-à-dire qu’elles sont au delà de ce que nous percevons avec nos sens physiques. Cette perspective se retrouve dans plus traditions spirituelles : hindouisme, bouddhisme, soufisme…

Cette expression est souvent utilisée dans les milieux spirituels, ésotériques et métaphysiques. Ils définissent des plans non saisissables dans la réalité telle que nous la connaissons c’est-à-dire qu’ils échappent à la matérialité et la matérialisation. Pour autant, ils restent accessibles par des états modifiés de conscience, par la méditation ou d’autres pratiques (voyage astral, rêve lucide…).

[Ce sont ces états modifiés de conscience que je vous propose lors des voyages au tambour mensuels, des Satsang ou des soins chamaniques en individuel 🪶]

Dans ces mondes de nature impalpable :

  • Nous parlons d’êtres, d’entités ou de forme de vie constituée d’énergie plus subtile.
  • Nous considérons qu’ils influencent la réalité physique et l’état d’esprit des êtres humains.

La mort : une transition, un pas-sage

Avant d’aborder le rôle des passeurs d’âmes, il est nécessaire de proposer une certaine définition de la mort. Sujet tabou en Occident, je me baserai sur les perspectives orientales où la mort est davantage intégrée à notre vision de la vie.

  • La mort est abordée comme une transition vers un autre espace-temps.
  • On parle de renaissance : passage de l’âme d’un corps incarné à une existence sans corps.
  • Notre décès signe un changement d’état : du monde matériel vers les mondes subtils.

Le rôle des passeurs d’âmes

Les passeurs d’âmes sont considérés comme des guides qui aident nos âmes à traverser d’un monde à un autre. Intuitivement, nous pensons au moment de notre mort mais, les passeurs d’âmes peuvent aussi accompagner l’incarnation lors de la naissance ou des changements de vie majeurs et perturbateurs de notre quotidien.

Ils jouent un rôle crucial pour tisser des liens entre le monde terrestre et les mondes subtils (dont nous parlions plus haut). Ces figures spirituelles sont présentes dans de nombreuses cultures et traditions :

  • Dans la mythologie grecque avec Charon, passeur des enfants, ou Thanatos, personnification de la mort qui a d’ailleurs donné son nom au podcast Holi&Thanato.
  • Dans le chamanisme, on parle de la fonction psychopompe des chamanes ou praticien.nes chamaniques c’est-à-dire conduire les âmes vers l’autre monde à travers des rituels et des transes. Plus d’informations sur cette pratique.
  • Dans le bouddhisme tibétain, les lamas et maîtres spirituels guident les pratiquants à travers les étapes du bardo, les états intermédiaires entre la mort et la renaissance.

L’accompagnement spirituel dans la fin de vie et le deuil

Pour les personnes en fin de vie :

Lorsque nous vivons nos derniers jours dans notre corps physique, notre âme peut voguer entre deux mondes : entre le plan terrestre, cette incarnation et les mondes subtils.

Dans ce cas, le passeur d’âme a un rôle de pédagogue pour expliquer à l’âme ce qui se passe de l’autre côté (mondes subtils). Notre peur de la mort prend souvent racine dans le fait que nous ignorons ce qu’il se passe après notre dernier souffle.

Au moment du décès :

Quand nous décédons, les passeurs d’âmes offrent un rôle d’assistant en nous guidant pour quitter le monde matériel et trouver notre chemin dans l’au-delà, dans les mondes subtils. Il peut s’agir de cérémonies ou rituels pour libérer l’âme, de communications pour l’encourager à avancer ou de soins pour aider l’âme à lâcher les attachements terrestres qu’ils soient émotionnels, matériels ou spirituels.

Pour les proches qui traversent un deuil :

Ce processus est aussi rassurant pour les proches et les aide à accepter la situation de fin de vie. Nous sommes invités à communiquer d’une manière différente, en troquant la parole verbale pour une parole de cœur, d’autant plus quand notre proche n’est plus tout à fait présent à lui.

Le soutien des passeurs d’âmes peut être précieux pour traverser la douleur du deuil et trouver un sens à l’absence de notre proche en transformant le lien d’attachement au défunt. Cela peut passer par la transmission de messages lors d’une guidance spirituelle ou de conseils pour se connecter à notre propre spiritualité.

En s’ouvrant à d’autres croyances sur une vie après la mort ou à des vécus et ressentis, nous pouvons ressentir la mort comme une transition, un passage plutôt que comme une fin en soi.

L’éthique dans l’accompagnement spirituel

Enfin, il est essentiel de souligner l’importance de l’éthique du travail des passeurs d’âmes ou de toute pratique spirituelle. Chaque intervention doit être réalisée avec l’autorisation de l’âme concernée et avec respect des croyances de la personne accompagnée.

Le libre arbitre est primordial ! Il ne s’agit pas d’imposer une vision spirituelle à celles et ceux qui ne sont pas prêts à l’accepter ou ne partagent pas cette vision de la vie et de la mort.

Si l’idée d’ouvrir les perspectives spirituelles résonne en vous, il est important de trouver un.e praticien.ne qualifié.e et respectueux.se. N’hésitez pas à rechercher des recommandations autour de vous (familles, ami.es), à vérifier les références et avis tout en laissant parler votre intuition en ressentant un lien de confiance avec le.la professionnel.le.

Les passeurs d’âmes peuvent jouer un rôle précieux dans le processus de deuil et notre acceptation de la mort. En la reconnaissant comme une transition, nos souffrances émotionnelles peuvent s’apaiser.

Si vous choisissez d’écouter cet épisode, je vous encourage à rester ouvert.e et à accepter ce qui résonne en vous, en laissant de côté ce qui ne fait pas écho. Soyez également vigilants face aux charlatans, car ce domaine, bien que profond, est aussi propice aux abus 🙏

Suivre et écouter le podcast :


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